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Analyses Ads

2 000 mots pour vendre un carnet à 39,95 $. Complètement absurde ?

heldhonest· Facebook
2 000 mots pour vendre un carnet à 39,95 $. Complètement absurde ?

Cette pub tourne depuis 76 jours. Et elle ne ressemble même pas à une pub.

Pas de logo.

Pas de produit.

Pas de grosse promesse marketing.

Pourtant, Held & Honest vend un simple journal papier à 39,95 $.

Et la marque utilise une mécanique très intéressante : la Native Ad.

Voici 5 détails à piquer. 👇

1. Une image qui ne vend ABSOLUMENT RIEN.

Un morceau de verre brisé.

Du soleil sur un plancher.

Et c'est tout.

Aucun texte. Aucun produit.

Tu ne comprends pas immédiatement ce que l'image raconte.

Et c'est justement ce qui peut te donner envie de lire la suite.

2. Une photo presque trop moche pour être une pub.

Des bandes grises.

Une lumière cramée.

Un cadrage de travers.

Bref, le genre de photo qu'un DA te demanderait de refaire.

Mais c'est précisément ce qui la rend intéressante.

Elle ressemble davantage à une photo prise sur le vif qu'à une créa publicitaire travaillée pendant 3 jours.

3. Une personne prend la parole. Pas la marque.

L'annonce affiche « Rachel Morrison » avec une photo de profil.

Held & Honest apparaît beaucoup plus discrètement.

Et pour parler d'un sujet aussi personnel que la guérison émotionnelle, ce choix est malin.

On a davantage l'impression de découvrir le témoignage d'une personne que le discours commercial d'une entreprise.

4. Le bouton « Voir plus » devient un hook.

La première phrase commence par :

« Before Bessel van der Kolk wrote the final chapter of his career, he said something I… »

Et BOUM.

Meta coupe la phrase juste avant la révélation.

Résultat : le lecteur peut avoir envie de cliquer simplement pour connaître la suite.

5. Le titre ne vend pas. Il sélectionne son lecteur.

« Read This If You're Still Waiting To Heal. »

Pas de réduction.

Pas de « Achetez maintenant ».

Pas même une mention du journal.

Juste une phrase qui parle directement à une personne qui attend encore d'aller mieux.

Et c'est elle qui décide si le message la concerne.

Mais le plus intéressant est ailleurs.

Cette pub utilise un texte d'environ 2 000 mots pour vendre un produit à 39,95 $.

Ça paraît complètement disproportionné.

Sauf si tu comprends une chose :

La longueur de ton copywriting ne dépend pas uniquement du prix de ton produit.

Elle dépend aussi de ce que ton prospect doit croire pour accepter de l'acheter.

Ici, l'enjeu semble moins être de convaincre quelqu'un qu'un carnet vaut 39,95 $…

Que de lui faire envisager qu'une nouvelle approche pourrait l'aider, même après plusieurs tentatives décevantes.

À piquer pour ta marque :

Avant de rédiger ta prochaine publicité, pose-toi cette question :

« Mon prospect a-t-il besoin de comprendre mon produit ou de changer d'avis sur son problème ? »

Dans le premier cas, une démonstration courte peut suffire.

Dans le second, tu auras peut-être besoin de beaucoup plus de contexte.

La leçon ?

Ne choisis pas la longueur de ta publicité en fonction de ton prix.

Choisis-la en fonction du travail de persuasion qu'il reste à faire.

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